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| | | | The devil's reject [Rob Zombie] 2005 | Dim 16 Oct à 2:29 par PLISSKEN | The devil’s reject

Suite de House of 1000 corpses, c’est le 2ème film de Rob Zombie qui nous propose de suivre la famille de dégénérés crée par ses soins dans le premier opus.
Force est de constater que l’on est de suite conquis par ce film qui dépasse les espérances des fans de house…Construit comme un road-movie, alors que ce film n’en est pas un, on nous conte ici la traque de la famille par le frère d’un des policiers abattus dans le film précédent.
Sans trop en dévoiler, le film fonctionne selon le principe de la cavale avec confrontation peu après la première moitié du film.

De la même façon que House… apparaissait comme un hommage direct à Texas chainsaw massacre, celui-ci est un hommage au cinéma de genre bien que nombre d’idées originales le parsèment. Difficile de dire de quoi est inspiré telle ou telle scène mais il est un petit goût de déjà vu à l’avalage de pellicule.
Mais la force de ce film sont ses images, il faut avouer que Rob Zombie a tenu compte des excés de son premier film (qui ne nuisaient nullement au charme de ce dernier) pour filmer de façon plus sobre même si le clipage est toujours un peu là.
La bande sonore, faite de country, de rock sudiste, faite de pièces rapportés est très bien adaptée et achève le portrait de ces white trash meurtriers. Ce travail de compilation n’est pas sans faire penser à Tarantino (même si beaucoup de gens compilent les BO de nos jours, très peu arrivent à quoi que ce soit d’efficace par ce biais) qui de tous temps s’est évertué à rendre hommage au cinéma qu’il aime ; mais ici l’hommage est créatif, on est loin des emprunts lourdeaux et innombrables de Kill Bill assénés avec naïveté et une lumière d’une propreté insoutenable. Pas d’esthétique playmobil ici et c’est tant mieux, on filme tout de même des tortures, de la cruauté et une vengeance aussi certes mais qui a le mérite d’éveiller en nous une réflexion sur la vendetta et pas un parti pris simpliste.
Ici pas d’amour passé, pas de tendresse bordel et pas d’affection mêlée de respect et de théorie sur les super héros et les tartines, juste cruauté gratuite, vengeance cruelle et pas de manichéisme sur le bien et le mal mais plutôt un embarras certain lorsque « free bird » nous arrache des larmes pour une bande de fils de putes dans un baroud final beau comme on aurait pas pu l’imaginer.
Coup réussi donc pour le Rob, qui me laisse pnser que la sauvegarde du cinéma de genre n’est pas entre les mains de bavards invétérés mais entre celles de brutes inspirés, on retrouve ici ce qui fait la grandeur du cinéma de genre : le respect, l’inventivité, l’audace et cette façon de se positionner en marge de qui plait le plus, cette tendance à parler de qu’il ne faut pas, de l’inutile, de la laideur et d’en faire de belles histoires.
Encore une fois j'en profite pour pisser à la raie des distributeurs qui ne font pas leur travail. Vive l'import, vive le dézonnage, vive moi.
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