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 The Hardcore Collection [Richard Kern]

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Acide Dellamorte
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MessageSujet: The Hardcore Collection [Richard Kern]   Mer 27 Avr à 21:32

RICHARD KERN



Un jour, j'ai eu le grand plaisir de mettre dans ma bibliothèque un livre grand format d'un peu plus de 200 pages révélant de jolis brins de petites new yorkaises (la seule photo masculine du livre étant celle de Marilyn Manson !). J’étais réellement fasciné par ce recueil où se croisaient nudité innocente et bondage, noir & blanc et saturation de couleurs... l'esprit se dégageant des photos laissant un petit goût pop-punk pas désagréable. Un bouquin plein de photos érotiques loin des clichés glamours comme l'illustre sa couverture :



New yorkais depuis 1979, il semblerait bien que Richard Kern soit littéralement tombé amoureux de la grosse pomme et de ses filles !

Voici son autobiographie, tirée de son livre New York Girls et retranscrite par le site http://www.jousse-entreprise.com/html/art/kern/kern01.html

THE STORY BEHIND NEW YORK GIRLS
par R. Kern

Un après-midi de 1971, j'ai séché les cours et je suis allé en stop jusqu’à une galerie marchande de Rocky Mount à 40 km de là, sur l’autoroute 95. Au retour, une vieille bagnole déglinguée s’est arrêtée pour me prendre, remplie de filles glamour, des New-Yorkaises qui rentraient de Floride. Je me suis serré dans un coin et j’ai été immédiatement fasciné. Elles venaient d’un monde que je ne connaissais que par les magazines et le cinéma. Elles m’ont raconté des histoires de rock stars, avec qui elles avaient couché. Elles avaient des coiffures bizarres. Des pantalons en vinyle, des shorts lacérés, des T-shirts de sport, des chaussures à haute semelle mettaient à nu leur vitalité. J’étais coincé entre deux « vieilles » (elles avaient 18 ou 19 ans), assis à l’arrière, bouche bée comme un plouc que j'étais.
Mon père m’avait appris le peu que je savais sur la photographie. Il travaillait pour le journal du coin. Il devait prendre des photos des événements sur lesquels il écrivait. Toute mon adolescence, je l'ai accompagné quand il était de nuit pour photographier des accidents de voiture, des noyades ou des réunions politiques. Dans mon jeune esprit, « je dois y aller et faire une photo » signifiait qu'une aventure était en cours. Mon père encourageait mon intérêt en m’enseignant comment transformer une boîte en appareil-photo et comment utiliser la chambre noire. Mes tendances voyeuristes se sont immédiatement développées.
Maintenant, je suis un plouc qui vit à New York. Toutes les photos de mon livre «New York Girls» (à quelques exceptions près) ont été prises dans l’un des deux appartements que j'ai occupés depuis 1979.
Mon premier appartement/studio était un six pièces en enfilade au 529 13e Rue Est entre les Avenues A et B. Dans l’immeuble, il y avait trois appartements où des types dealaient de l’héroïne, deux studios de prises de vues et quelques autres jeunes dans le genre « artiste » comme moi, qui s’étaient installés là pour les loyers bon marché. J'ai aménagé une pièce en chambre noire et trois autres en studio où je faisais des photos de mes amis que j’utilisais dans des petites revues photocopiées que je produisais. En 1983, j'ai acheté pour 5 dollars une caméra Super-8 et j’ai commencé à filmer mes amis en train de faire des «déclarations» devant la caméra.
J'ai traîné mon projecteur dans tous les clubs de quartier, montrant mes premiers courts-métrages avant les concerts ou comme papier peint pour d’énormes « acid parties ». Ces films montraient Nick Zedd, Lydia Lunch, Lung Leg, Cassandra Stark, Sonic Youth, Tommy Turner, David Wojnarowitcz, Karen Finley, Audrey Rose, Clint Ruin et d’autres. Grâce aux manifestes de Nick et à mes photos, nous avons atteint une certaine visibilité sous l’appellation de « Cinéma de la Transgression ». Les personnages de mes films prenaient des drogues, se perçaient ou s’entaillaient, se battaient, tuaient leurs parents, violaient, etc, le tout sur une bande-son rauque produite par mon ami Jim Thirlwell. Le plus populaire de ces films, « FINGERED », était aussi le plus controversé. À chacune de ses diffusions, que ce soit aux USA ou à l’étranger, j'étais viré de la scène, attaqué ou bouclé. Pourtant, la première fois que Lydia (la vedette et l’instigatrice de ce film) et moi, on s’est assis pour visionner le résultat, elle m'a regardé et m’a dit : « Ce n'est pas assez dur ». Pour moi, faire ces films, c’était comme de prendre une énorme décharge, puis de me relever pour regarder les gens s’émerveiller.
Vers 1987, ma manière de vivre m'a rattrapé. Je me suis débarrassé de la plupart de mes affaires, j’ai quitté mon appartement et fui à San Francisco. Au bout d’un an, passé à me cacher de moi-même et à traîner toutes les nuits avec des petites frappes menaçantes, j’ai filé aussi vite que je le pouvais à New York.
Depuis 1988, j’habite sur la troisième Rue entre les Avenues C et D. Une chose à laquelle j’ai réussi à m’accrocher pendant ma « période sombre », ç’a été mes appareils photos. Pendant la journée, je travaillais sur des chantiers et, dès que je le pouvais, je photographiais. « Film Threat Video » a rassemblé les films que j’avais distribués moi-même pendant des années et les a rendus accessibles dans le monde entier. La notoriété que j’avais acquise avec ces films m'a aidé quand il s'est agi de trouver de nouveaux modèles avec qui travailler. Dans la plupart des photos de ce livre, c’est comme si je réclamais mon œil de photographe dans mes efforts pour trouver un substitut à l’imagerie sanglante pour laquelle je suis généralement connu.
Je me suis remis finalement à produire des films et j’ai fait quelques vidéos de punk rock, mais j’ai compris que ma vraie passion était de prendre des photos. Pour moi, rien n’est comparable à cette expérience de construire un environnement avec de la lumière puis d’y ajouter une personne vivante, comme une inconnue, pour créer une image temporelle. Tous les photographes font des images pour dire : « j'étais là ». Ce livre montre où j'étais pendant les quinze dernières années.
Les modèles sont des filles de New York selon ma définition. Elles ont toutes vécu à Manhattan, drainées par ce flux d'excitation et ce style de vie qui motivent tous ceux qui s’installent dans cette ville. Je ne pense pas qu’il y ait dans ce livre de filles natives de Manhattan. Quelques-unes viennent des environs de Long Island ; d’autres viennent d’aussi loin que le Japon, mais toutes sont devenues de vraies New Yorkaises par le temps qu’elles ont passé sur la scène de cette ville, en quête du plaisir.




Dans le recueil Richard Kern : Model Release (encore aux éditions Taschen !), l’un de ses modèle (Lucy McKenzie) parle de son expérience avec lui en ces termes :

"Lorsqu'on parle de Richard Kern on lui associe presque systématiquement le terme "transgression", principalement pour son rôle dans le "Cinéma de la transgression" des années 80 (...) La transgression n'est pas forcément un geste négatif. Dans la conception et la réalisation artistique, il est clair qu'exposer la sphère très privée, intime et, parfois, terriblement embarrassante, peut être un élément fondamental. Ca m'a plu de pointer mon cul en l'air".


Un bouquin qui vaut d’ailleurs vraiment le coup d’oeil et qui est facilement disponible… prière de ne pas se priver !

Richard Kern a souvent collaboré avec des artistes du monde de la zik et a donc logiquement réalisé plusieurs clips "rock" (au sens large):

Lunchbox (Marilyn Manson - 1994)
Love Is... (King Missile - 1994)
Body Bomb (Unsane - 1993)
Divine Hammer (The Breeders - 1993)
Scooter and Jinx (Aka Moneylove) (Sonic Youth - 1991)




Kern a réalisé une série de courts-métrages entre 1984 et 1993, des courts réputés pour être assez choquants et réalisés avec très très peu de moyen...
ma curiosité m'a sévèrement titillé ! J'ai donc évidement cherché à en voir… et j'en ai vu !


Fingered (1986)
Noir et blanc,Super-8, 25 minutes.
Avec Lydia Lunch, Lung Leg and Marty Nations. Music by Lunch et J.G. Thirlwell. Ecrit par Lunch et Kern

Le début du film annonce la couleur : "This film is an exercise in the capitalization of an exploitation that some may find unnecessarily, violent, sexist and disgusting...". Effectivement, le film commence par une scène d'amour au téléphone, enchaîne sur une scène de sexe brutale et se lance après le meurtre d'un homme sur les routes pour un road movie mêlant sexe et violence. Le premier degré de l’œuvre évite toute sympathie pour ce couple en cavale (on est loin de Natural Born Killer). A ne pas mettre dans toutes les mains Exclamation


Pierce (1986)
Couleur, Super-8, 9 minutes.
avec Audrey Rose (et son perceur).

Là, on quitte le film de fiction pour le monde du réel : neuf minutes durant lesquelles on observe une jolie fille se faire percer les tétons... on n'est pas loin du snuff en fait quand j'y repense. Audrey Rose a les larmes aux yeux pendant quelques instants... on a mal pour elle jusqu'à ce que l'on voie son visage s'éclaircir, ses lèvres embrasser le perceur sur le front et sa poitrine arborer fièrement les deux anneaux sous un grand sourire satisfait qui dirait un peu comme ça : "z'avez vu, je l'ai fait ! yes !". je ne sais pas si je dois conseiller sa vision ou pas à ceux qui veulent faire leur premier piercing bientôt. .gif" alt="Laughing" longdesc="55" /> Pierce


The Evil Cameraman (1986,1990)
Couleur, Super-8, 12 minutes.
avec Jap Anne, Ice Queen, Kern, Little Linda et Jackie O.
Musique de Fœtus Corp.
Ecrit et produit par Kern




Dans une esthétique snuff (renforcé par le côté pourri de la Super-8), Kern filme 3 séquences aux accents bondage. La première où la fille qui fait la victime ne bouge pas. elle se laisse entièrement aux mains du pervers. La seconde se débat mais c'est peine perdue, elle finira elle aussi attachée. La dernière après une séquence rigolote avec un appareil d'arrachage de petite culotte verra le personnage principal se faire bouler d'un coup de pied dans le bide sous le sourire de celle qu'on pensait être sa victime... il regarde alors la caméra, assis par terre, sans bouger... comme un con. Etrange, étrange : un film qui semble être à mi-chemin entre la performance artistique et la fiction...


Thrust In Me (1985)
Noir et blanc, 8 minutes. avec Nick Zedd, Don Houston, Margo Day et Dee finley.
c'est l'un des quatre segments du métrage :
Manhattan Love Suicides (1985)
Noir et blanc, Super-8, 35 minutes.
avec David Wojnarowicz, Bill Rice, Nick Zedd... etc.
Musique de J.G. Thirlwell and Dream Syndicate. écrit et produit par Kern
Musique par the Dream Syndicate.

Sur ce segment, Kern est co-réalisateur avec Nick Zedd... Nick Zedd qui, en plus, y incarne deux personnages, l'un d'une nana qui va se suicider dans la baignoire et l'autre qui erre dans les rues... le final est d'un trash et d'un mauvais goût inattendu et boucle une oeuvre de pure provoc' tellement irréaliste que sa vision au second degré s'impose toute seule... mais encore une fois : A ne pas mettre dans toutes les mains !


The King of Sex (1987)
Couleur, Super-8, 5 minutes.
Avec Nick Zedd, Rick Strange et Audrey Rose.
Musique de Killdozer.
Ecrit, produit et dirigé (je sais pas pourquoi je le précise en fait Mr. Green ) par Kern.

un très court métrage qui est en fait la mise bout à bout de deux très très court-métrages...
Le premier nous montre deux jeunes femmes en petites tenues, lascives sur un grand lit qui tiendront tête à un mec habillé tout en cuir. Et hop ! C'est parti pour 2 minutes de catch (!) sur le lit... Oui oui, z'avez bien lu ! The King of Sex, bah il arrive à que dalle .gif" alt="Laughing" longdesc="55" /> !
Le second voit une femme toute habillée qui déshabille un homme pour lui faire... vous avez compris Mr. Green sauf qu'en fait, je crois que la femme, c'est nick zedd Confused .gif" alt="Laughing" longdesc="55" />
Bref, c'est n'importe quoi, c'est rigolo, punkoïde et rythmée par une musique qui répète inlassablement "I aaam the king of sexxx..."

X is Y (1990)
Couleur, Super-8, 4 minutes.
Avec Tomoya, Jackie O, Linda Serby, Cassandra Stark and Cristina. Musique de Cop Shoot Cop.
Ecrit, produit et dirigé par Kern.

Le film s'ouvre sur une scène de crise d'une fille sur un matelat au sol (démence ? épilepsie ?)... Ensuite, 3 minutes d'images de filles qui aiment à jouer dans leur appart’ avec des armes sur des sonorités lancinantes qui répètent 6 - 6 - 6 comme un numéro de téléphone aux abonnés absents. L'une a les balles devant son miroir aux côtés de ses rouges à lèvres, l'autre collectionne une série de fusils qu'elle étale au sol... le tout se finissant par spoiler (?) une fille qui semble nous offrir une arme pour que nous aussi on puisse jouer... l'arme offerte repose sur un drapeau américain tenue par une jeune fille... fin spoiler (?) Evidemment, le message est lourdeau mais le métrage fonctionne aussi comme un trip sur la fascination et le fétichisme armurier.


Les films du bonhomme sont disponibles sur ce dvd :




et je vous invite à visiter le site officiel de kern :

http://www.richardkern.com

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