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 PREDATOR 1 ou PREDATOR 2

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Votre préféré ?
Predator 1
75%
 75% [ 12 ]
Predator 2
13%
 13% [ 2 ]
Plisskenator
6%
 6% [ 1 ]
Alien versus Predator
6%
 6% [ 1 ]
Total des votes : 16
 

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Mister Jack
Pervers Pépère
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MessageSujet: PREDATOR 1 ou PREDATOR 2   Mer 3 Aoû à 1:57

J'ai revu les 2 il y a peu. D'ailleurs je les regarde très réguliérement.
Après des dizaines et des dizaines de visions, je porte ma préférence sur celui de Mc Tierman... pour le lieu (la jungle) et la présence de Schwarzy.


LE 2 est excellent aussi, Danny Glover fourni une prestation d'acteur plus poussée que Schwarzy, même si il n'a pas le "charisme" de celui-çi...la ville comme territoire de chasse telle une jungle urbaine est bien exploitée.

Je ne parlerais pas de AvP...

Alors voila j'attends vos avis sur ces 2 films qui sont pour moi incontournable dans le cinéma fantastique.

Predator 1 : 5.5/6
Predator 2 : 4.5/6
AvP : 2/6
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Mister Jack
Pervers Pépère
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MessageSujet: Re: PREDATOR 1 ou PREDATOR 2   Jeu 4 Aoû à 0:45

Très peu de succès ce topic...

Ce serait bien que vendetta poste son excellent decryptage du film.

enfin je dis cela je dis rien...

Je vais retourner poster des photos de donzelles en tenue d'Eve, j'ai plus de succès...

Je rajouterais juste qu'avec le concept du Predator, on aurait pu avoir vraiment une excellente franchise...puis il y a eut AvP...
Predator face à des SpaceMarines, ca aurait été dantesque...
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James Hetfield
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MessageSujet: Re: PREDATOR 1 ou PREDATOR 2   Jeu 4 Aoû à 2:12

Tout le monde est en vacances, ça risque pas de poster et en plus dès que les forumeurs voient ton nom en titre de topic, ils pensent encore à un film avec des nanas courtes vêtues et peu farouches!

Predator est un film d'action pop corn, on ne se prend pas la tête, c'est du plaisir à l'état pur, ça pète, tous les personnages types de ce genre de film sont présents: le chef écouté et respecté, le gros dur, le gars différent qui ressent les choses et j'en passe... pas mal de clichés y passent mais le film est mené de main de maitre, un film d'action comme on les aime, ça défouraille à tout va, ça explose, les tirades sont cultes ("enfonce toi ça et ramone!"), un brin de fantastique qui donne du piquant et qui fait qu'on ne tourne pas en rond. La VF est excellentissime!
Un film à voir, à revoir, ajeûn, ivre, fatigué, en forme, nu, habillé...



Predator 2 n'est pas trancendant dans mes souvenirs, une pseudo jungle urbaine et cette histoire de drogue, des dizaines de Predator, des armes qui font penser à Dark Angel... Et les répliques de Danny Glover ne vaudront jamais : "You're an ugly mother'fuck!"
On passe!


Donc je vote pour le 1 tout en sachant que Alien Vs Predator est une pure daube comme sait en faire Anderson!!!
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PLISSKEN
God himself
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MessageSujet: Re: PREDATOR 1 ou PREDATOR 2   Jeu 4 Aoû à 7:05

Sans avoir à passer par des dizaines de visionnages, le premier est à coup sûr culte, dialogue d'anthologie, action basique rondement menée, un monstre charismatique, un schwartzy à son apogée (même si il avait déjà un trop gros cul pour ramper de façon crédible).
Le second m'a laissé un goût volatile de film moyen et un peu chiant.
AvP est une daube immonde, mais fallait il le voir pour s'en douter?
Plisskenator est par contre assez réussi, surtout les scènes de sexes qui sont torrides...
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Acide Dellamorte
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MessageSujet: Re: PREDATOR 1 ou PREDATOR 2   Dim 7 Aoû à 3:50

Predator 2 est à mon sens un très bon film et même s'il n'égale pas le premier sur différents plans (gestion de l'espace, action jouissive, le côté régression de l'état d'homme "technologique" à l'état primitif, les personnages du commando...) il ajoute sa pierre à la mythologie predatoresque. J'adore le cadre urbain, la découverte de la fin du film...

Le predator est quand même une des meilleures saloperies de monstres de l'espace jamais créée au cinoche (pas autant que l'alien mais c'est un autre débat Mr. Green).

_________________

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Kurdy
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MessageSujet: Re: PREDATOR 1 ou PREDATOR 2   Dim 7 Aoû à 11:30

L'originalité de Predator 2 est de faire passer la créature du statut de chasseur à celui de gibier.
A partir de la scène de l'abattoir, le film n'est plus qu'une course poursuite lors de laquelle le predator éprouvera mille difficultés pour se débarrasser du très collant Mike Harrigan.

Le film de Stephen Hopkins ne rivalise pas avec celui de Mc Tiernan mais demeure une suite efficace et un bon divertissement.
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The Swamp Thing
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MessageSujet: Re: PREDATOR 1 ou PREDATOR 2   Mar 9 Aoû à 0:51

Predator bénéficie du talent de McTiernan et l'idée d'une partie de chasse SF se déroulant en pleine nature est merveilleuse, les images et le milieu guerilla aidant, cela suffit pour que j'adore malgré l'ambiance très testostéronesque du film qui fait parfois rire, le rambo-style permet de détendre l'atmosphère mais c'est pourquoi je ne garderais que la deuxième moitié du film en priorité, le silence et la tension étant beaucoup plus présente et idéale.

Et j'aime tout autant Predator 2, déjà pour Danny Glover qui incarne une espèce d'anti-héros fort sympathique, dès le départ l'ambiance est également bien rendu, on en découvre un peu plus sur le Predator et son attirail et mis à part la scène bizarre dans le hangar, j'ai également adoré, c'est selon moi une suite différente mais qui égale en qualité son prédecesseur.

AvP ? Connais pas...
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Clint
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MessageSujet: Re: PREDATOR 1 ou PREDATOR 2   Sam 13 Aoû à 17:37

Alors là y'a vraiment pas photo pour moi, Predator premier du nom est un monument de science-fiction belliqueuse, un film intemporel d'une maîtrise technique hors du commun là où Predator 2 se pose en série B de luxe. Ca pétarade bien, c'est divertissant mais la dimension organique et guerrière du 1 n'est plus là.
L'idée de transposer l'environnement était bonne au départ mais à l'arrivée on passe du chef-d'oeuvre à la suite qu'on oublie vite.
Je précise tout de même que si toutes les suites était du niveau de Predator 2, ça serait déjà pas si mal.
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Vendetta
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MessageSujet: Re: PREDATOR 1 ou PREDATOR 2   Mar 16 Aoû à 21:56

Mister Jack a écrit:
Très peu de succès ce topic...

Ce serait bien que vendetta poste son excellent decryptage du film.

enfin je dis cela je dis rien...

Je vais retourner poster des photos de donzelles en tenue d'Eve...

Présent! (mais que cela ne t'empêche pas de continuer pour les filles à poil, hein ).

Le décryptage, donc (première partie parce qu'apparemment, le post du décryptage en entier "dépasse la limite autorisée").

PREDATOR : Dans la jungle, terrible jungle…
Le Major Dutch Schaefer (Schwarzie), mercenaire, est le meilleur dans sa partie. Lui et son équipe ont donc été contacté par Dillon (Carl Weathers, alias Action Jackson ainsi qu’Apollo Creed dans les Rocky, oh yeah), un ancien collègue et ami de Dutch devenu gratte-papier à la CIA, pour une mission bien particulière.
Il s’agit d’un sauvetage de VIP politiques, prisonniers de guérilleros dans un camp perdu au cœur d’une jungle d’Amérique du sud.
Le plan est simple, mais rien ne se passera comme prévu.
Il y a d’abord ces cadavres dépecés de membres d’un autre commando que Dutch et son équipe trouvent sur leur chemin. Qui a donc pu massacrer ainsi ces hommes ?
D’autre part, il semblerait que la mission pour laquelle on a engagé Dutch ne soit pas exactement un sauvetage.
Mais le véritable problème n’est pas là : une étrange présence rôde dans la forêt. Et elle semble avoir pris comme cible le commando de Dutch.
Un à un, les membres du commando sont éliminés par l’étrange créature.
Finalement, il ne reste plus que Dutch, qui s’engage dans un combat à mort avec ce Chasseur étrange et surhumain.
Qui sortira vainqueur de ce duel au plus profond de la jungle primitive ?

JUNGLE JOHN :
Bon, voilà. Dit comme ça, ça fait un peu penser à un résumé de téléfilm style Hollywood Night avec en vedettes Hulk Hogan et Shannon Tweed.
Oui, Hollywood Night ! Ne faîtes pas les innocents : vous aussi, vous avez regardé ces téléfilms le samedi soir sur TF1 à la recherche de scènes vaguement érotiques, la main gauche (la droite étant occupée à ce moment-là) sur la télécommande prête à zapper de peur que quelqu’un ne rentre à l’improviste dans la pièce.
Enfin bref, avec un scénario pareil, on aurait pu s’attendre à un énième film d’action direct-to-video tout pourri par la mérule.
Et cela aurait probablement été le cas si le réalisateur n’avait pas été John McTiernan.
Hé oui l’immense McT en personne: le réalisateur des 2 meilleurs films d’action du monde (Die Hard et Die Hard with a vengeance) du meilleur thriller politique du monde (The Hunt for Red October) et de ce qui aurait pu/du être le meilleur film de fantasy barbare du monde (le 13ème guerrier). A l’instar de Dutch, on peut dire que cet homme est lui aussi le meilleur dans sa partie.
Le fan du monsieur retrouvera ainsi dans Predator tout ce qui fait la « patte » de ce génie.
Par exemple, la mise en scène de la problèmatique de la « langue », thème ô combien récurrent dans tout ses films. Personne n’a oublié les terroristes allemands de Die Hard, les dialogues russes/anglais de Red October ou encore l’hallucinant « apprentissage de la langue » du 13ème Guerrier. Dans Predator, ce sont les membres du commando qui ne comprennent pas leur otage qui parle espagnol.
On peut également parler du débarquement de Dutch et de son équipe dans la jungle, qui retrouvera des années plus tard un écho dans le très bon et mésestimé Basic.
Il y a aussi cette fabuleuse capacité à positionner le personnage principal de ses films (ici, Dutch, mais aussi le Predator) comme héro ultime : à ce titre, l’évocation du nom de John McClane suffit comme illustration du talent d’icônisation signé McT.
Sans oublier cette interaction si typique, si « McTiernanesque » (appelation en cours de brevet) entre le décor et les personnages : le plan d’arrivée du camion des terroristes au Nakatomi Plaza dans Die hard, l’utilisation des vitres dans ce même film (qui a donné son titre à la version française d’ailleurs)… Dans le même ordre d’idée, la jungle est plus qu’un simple « décor » dans Predator. Au risque de balancer une banalité, on pourrait dire que la jungle est un personnage à part entière dans Predator, auquel McT donne la primauté absolue. Au fond, l’art du camouflage, si essentiel quand l’on parle de Chasse, n’est pas autre chose : une utilisation optimale des avantages que vous offre le décor dans lequel vous évoluez. Cette technique se voit ici magnifiée par un McT en état de grâce (c'est-à-dire, son état de tous les jours).
Mais bien plus que tout ces gimmicks, ce qu’on retient au final est la maestria filmique quasiment sans égale de McT, qui élève un scénario limite débile en œuvre rendant un hommage terminal à la Chasse.
Cette maestria s’exprime entre autres via des images époustouflantes (pour n’en citer qu’une entre mille, le Predator qui soulève son trophée humain d’os et de vertèbres face à la jungle…) mais aussi et surtout via une confiance absolue dans l’intelligence du spectateur par rapport à sa compréhension de l’image.
Nous y reviendrons.


CHASSE À L’HOMME :
« Un film avec Schwarzie ? Bah, encore un film d’action bas du front. Y a pas de contenu là-dedans.»
Si les derniers films du culturiste du Tyrol (Le 6ème jour, L’effaceur, End of Days… jeu set et match) peuvent en partie donner raison à ce genre de déclaration, il n’est pas question de tenir ce genre de discours quand on parle de Predator.
Nous ne sommes pas ici devant un film « moi-voit-moi-tue », que du contraire.
La puissance de propos de Predator laisse en effet songeur des heures après sa vision. Predator parle de rien moins que la nature de l’homme. De l’évolution. Mais avant toute chose de l’art de la Chasse et de sa place au cœur de l’humanité.

Pourquoi chasser ?
On peut chasser pour de nombreuses raisons. Pour manger, pour vivre : au fond, c’est la loi de la jungle dans sa brutale simplicité (chassé ou être chassé).
Mais ici, c’est autre chose. C’est bien plus que cela. La raison de chasse du Predator est différente.
C’est pour se prouver sa supériorité : chasser une proie, c’est être son maître. C’est être son supérieur, au premier sens du terme.
Une symbolique : le Predator qui se déplace au sommet des arbres… sur les plus hautes branches de l’évolution ? On ne sait pas l’atteindre.
Chasser, c’est être au sommet des races : la race dominante et élitiste qui peut se permettre de soumettre les autres races et de la chasser à son bon vouloir. Se prouver que l’on vaut mieux qu’eux.
Le Predator ne fait rien d’autre. Il se rassure lui-même. Il se prouve qu’il mérite d’exister et qu’il mérite son avancée technologique : il se réapproprie son acquis.
Car le monde, l’univers n’est qu’une grande jungle. Et le chasseur est le seul à avoir son destin en main. Le seul à donner un sens à sa vie.
Cela est illustré par le fait que le Predator ne touche pas à une proie sans armes (l’otage sud-américaine). « A vaincre sans péril… »
Tuer une proie sans armes ? Quel intérêt ? Ce serait se manquer de respect envers soi-même. Ce serait se rabaisser. Or on ne brade pas le sens de son existence.

Et l’homme dans tout ça ?
Au départ, Dutch est désemparé devant la menace. Puis il se reprend en main. Il est poussé à revenir vers la bestialité par ce qui permet justement à l’homme de dominer le monde. Ce qui fait de l’homme la créature la plus dangereuse qui existe : son instinct de survie.
Dutch redevient l’homme primitif qui a conquis la terre (on le voit à travers le rituel des peintures de chasse que Dutch se dessine sur le corps).
On peut discerner une allégorie de l’ascension de l’homme à l’état de race dominante de la terre dans la sortie de Dutch de l’eau : en rampant hors du limon primitif et originel, Dutch naît à nouveau.
Quand les armes modernes ne servent plus à rien (le M-16 et la mitrailleuse Gatling ne font que déboiser la jungle au lieu de toucher leur cible), Dutch retourne à l’état sauvage. A l’état naturel pourrait-on dire. C’est de cette nature, de l’environnement qui l’entoure que Dutch va tirer les ressources nécessaires à sa survie : des pieux aiguisés. Un arc et des flèches. Des pièges.
D’ailleurs, il est révélateur de constater que c’est lorsque Dutch ne fait littéralement plus qu’un avec la nature (il est complètement recouvert de boue, exemple supplémentaire de cette interaction personnage/décor si chère à McT) que le Predator ne parvient plus à le voir.
Plus que son invisibilité, c’est son invincibilité que Dutch gagne en fusionnant avec la terre. En acceptant sa nature de « Terrien ». En redevenant ce que l’homme est, a toujours été et sera toujours : le prédateur ultime. En se rappelant qu’après tout, il lutte sur SON territoire.
Et c’est à ce moment que le Predator se comporte comme les hommes plus tôt dans le film : il se met à canarder la jungle à l’aveuglette, sans savoir où tirer pour toucher une cible invisible.
En hurlant dans la nuit après avoir posé ses pièges, Dutch fait plusieurs choses : il défie le Prédator, il hurle sa renaissance, il pose un acte de propriété de la Terre. Il crie sa supériorité à la face du ciel.
Il hurle parce qu’il existe, parce qu’il est prêt à se battre. Parce qu’il va gagner. Parce qu’il est chez lui et qu’il est le maître.

LA NATURE DE LA BETE :
Le duel final entre Dutch et le Predator est l’occasion pour eux de prouver leur véritable valeur. De savoir qui est le chasseur ultime. Plus encore : de savoir qui est l’être ultime. Celui qui a le pouvoir de vie et de mort sur l’autre.
Lors de ce duel, le Predator reconnaît son égal en Dutch et décide de se battre au corps à corps. Fini les armes de « lâches ». Bas les masques (littéralement, d’ailleurs: le Predator découvre enfin son vrai visage): il est temps de montrer sa véritable nature.
Justement, chacun des 2 combattants s’interroge sur la nature de l’autre.
Mais si Dutch se demande ce qu’est le Predator, la phrase « mais Bon Dieu, qui es-tu ? » est aussi renvoyée en reflet vers l’homme.
Que sommes-nous ?
Qu’est cet être capable de vaincre le Predator lui-même ? Quelle est notre nature ?
Le Predator nous pose sans la comprendre la question qui nous hante depuis toujours : que sommes nous ?
On peut mettre ce point en parallèle avec l’intrigue-prétexte : l’équipe de Dutch est convoquée pour ce qui est soi-disant un sauvetage alors qu’au final il s’agissait d’un simple massacre.
Dutch et ses hommes ratiboisent tout un campement sans sourciller, mais quand Dutch apprend le pot-au-rose, il est fou de colère contre Dillon qui l’a trompé.
Pourquoi cette fureur ?
Peut-être parce que la terreur de Dutch est de n’être qu’un tueur gratuit.
Un être qui tue sans raisons valables (en l’occurrence, le prétexte de sauver des otages est donc faux).
Est-ce cela notre nature ?
Est-ce cela la réponse à la question du Predator ?

Toujours est-il que le vieux dicton « qui va à la chasse perd sa place » s’applique ici : le Predator perd.
Mais il n’est pas facile de céder sa place sur la plus haute place du podium. Un Predator vaincu n’admet la défaite que dans la mesure où le vainqueur ne peut pas s’asseoir sur le trône rendu vacant.
D’où la mini-bombe atomique que le Predator utilise en dernier recours.
Ce genre d’attitude rappelle un peu les tensions de la guerre froide entre les Etats-Unis et l’Union Soviétique. Car en cas d’envoi des missiles d’un côté, le choix de l’autre était soit d’emmener son ennemi avec soi dans la tombe (et accessoirement d’annihiler toute vie sur terre et de créer une nouvelle ère glacière) soit d’accepter sa défaite sans emporter son ennemi.
Le Predator se comporte ainsi à la manière des soviétiques telle que cela est interprété dans The Watchmen de Moore (dans le passage inter-chapitre consacré à Doc Manhattan).
Sauf qu’ici l’homme survit. L’homme est bien le chasseur ultime. Le prédateur ultime. L’être ultime ?
Est-il « de celui qui fit l’agneau le chef d’œuvre » ?


6/6.

Vendetta -et je n'ai toujours pas vu Predator 2, donc je ne vote pas encore -
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Vendetta
Maudit chialeux
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MessageSujet: Pour remédier aux carences de l'informatique...   Mar 16 Aoû à 21:58

Seconde partie du décryptage (c'est plus court):


LE GRAND SILENCE :
Le silence compris en tant qu’absence de dialogues est un aspect que l’on retrouve dans tous les grands films de chasse.
La chasse utilise en effet tous les sens : l’ouïe est mise à contribution pour percevoir l’existence de l’autre (et par conséquent d’y mettre un terme).
Du coup, toute phrase est inutile. Aucun mot n’a de sens ici : il n’y a que la chasse.
Les seuls échanges seront via des pièges : on se parle via les ruses déployées pour gagner.
Les paroles s’envolent, les cicatrices restent. Et elles seules comptent au bout du chemin.
C’est pour cela que les 20 dernières minutes de Predator sont quasi-muettes. C’est d’ailleurs également le cas pour Collatéral. Ainsi que pour The Hunted (Traqué).
Et plus encore dans la Proie Nue, film que l’on pourrait aller jusqu’à qualifier d’expérimental dans la mesure où les ¾ du métrage sont pratiquement sans paroles.
On peut même se demander si McTiernan n’a pas vu ce film, tant certaines choses se retrouvent dans les 2 œuvres.
Par exemple, les seules paroles de « La Proie Nue » sont celles des guerriers de la tribu africaine lancés à la poursuite du héro, et ces dialogues ne sont pas sous-titrés (à ce titre, il est remarquable de constater que le spectateur attentif et concentré n’a finalement pas besoin de sous-titres. On peut en effet traduire instinctivement ce qu’ils disent sans comprendre une seule parole).
Cela force le spectateur à se focaliser sur l’image pour comprendre ce qui arrive. Démarche dont le caractère épuré et respectueux des spectateurs force l’admiration.
De plus, le réalisateur travaillant ainsi se supprime volontairement tout filet de sécurité (tel Cortez qui brûla ses navires une fois arrivé sur le nouveau monde : en se supprimant cette sortie de secours, on motive ses troupes… du reste, cette référence historique est également citée dans à la poursuite d’Octobre Rouge de… McT) : à partir de ce moment, sans paroles, seul l’art de la réalisation compte.
Et McTiernan ne craint personne dans ce domaine.
Plus remarquable encore : ce système « muet » met à contribution le spectateur : cela le force à utiliser son intelligence et plus encore sa compréhension instinctive de ce qu’il voit pour comprendre ce qui se passe (pas d’explications, pas de voix-off, pas de sous-titres : rien que des images).
Ce respect du spectateur, cette confiance absolue placée en lui est de plus en plus rare de nos jours. Et c’est la marque des plus grands d’y recourir.

QUAND SONNE L’HALLALI :
Que dire de plus ? On pourrait parler de références… On a déjà cité la Proie Nue. Predator n’est pas sans rappeler 2 autres chefs d’œuvre de 2 autres réalisateurs qu’on ne présente plus.
Aliens de Cameron d’une part pour le côté Commando en route vers une mission dangereuse.
La Chose de Carpenter d’autre part : comme dans ce dernier film, Predator s’ouvre sur un plan dans l’espace où un vaisseau mystérieux vient se poser sur terre. Ce n’est pas le seul point commun entre ces 2 films : il y a aussi la quasi-absence d’éléments féminins et la menace étrange et incompréhensible venue d’ailleurs.

On pourrait également parler de la musique tribale d’Alan Silvestri, nous immergeant dans l’enfer vert et l’angoisse indicible face à ce que l’homme ne peut comprendre.
On pourrait s’extasier devant l’apparence du Predator, prodigieux maquillage n’ayant pas pris une seule ride et renvoyant ceux d’Alien Versus Predator dans les limbes du ridicule dans lequel son scénario indigent l’a plongé.
Cette apparence du Predator n’est pas le moindre tour de force du film : visage impressionnant, masque légendaire et aspect reptilien (la peau)… Pourquoi reptilien au fond ? Est-ce une référence à notre cerveau reptilien, l’ancêtre du cerveau humain et qui est à la base de notre survie ?
On pourrait remercier McTiernan de nous donner un film qui, en n’insultant pas notre intelligence et, encore mieux, en la faisant fonctionner, nous rend notre honneur de spectateur.

On pourrait tout simplement dire que Predator est un chef d’œuvre.
6/6.


Vendetta -et voilà -
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immortel
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MessageSujet: Re: PREDATOR 1 ou PREDATOR 2   Jeu 8 Sep à 22:01

n'ayant pas aimé le 2 je vote le 1 avec shwarzy!
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Mister Jack
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MessageSujet: Re: PREDATOR 1 ou PREDATOR 2   Ven 9 Sep à 16:51

immortel a écrit:
n'ayant pas aimé le 2 je vote le 1 avec shwarzy!

Qu'est ce que tu n'as pas aimé dans le 2 ?
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immortel
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MessageSujet: Re: PREDATOR 1 ou PREDATOR 2   Ven 9 Sep à 17:22

l'histoire dans la ville je sais pas j'ai pas accroché ..mais je dis pas que le film est mauvais j'ai juste pas accroché!
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Callahan
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MessageSujet: Re: PREDATOR 1 ou PREDATOR 2   Dim 26 Fév à 3:31

Définitivement le 1 !
Pourquoi ? Parce que c'est pas un film de SF, c'est un film de guerre, sauf que y'a un monstre d'ailleurs
Geurre comme guerriers : face à face, on a deux monstres de combat qui luttent pour s'anéantir l'un, l'autre .
Simple, efficace, magistralement filmé dans une jungle qui ajoute sa dimension au duel, Schwarzie au top !
5,5/6
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Chevalier Bayard
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MessageSujet: Re: PREDATOR 1 ou PREDATOR 2   Dim 7 Mai à 4:18

James Hetfield a écrit:
Tout le monde est en vacances, ça risque pas de poster et en plus dès que les forumeurs voient ton nom en titre de topic, ils pensent encore à un film avec des nanas courtes vêtues et peu farouches!

Predator est un film d'action pop corn, on ne se prend pas la tête, c'est du plaisir à l'état pur, ça pète, tous les personnages types de ce genre de film sont présents: le chef écouté et respecté, le gros dur, le gars différent qui ressent les choses et j'en passe... pas mal de clichés y passent mais le film est mené de main de maitre, un film d'action comme on les aime, ça défouraille à tout va, ça explose, les tirades sont cultes ("enfonce toi ça et ramone!"), un brin de fantastique qui donne du piquant et qui fait qu'on ne tourne pas en rond. La VF est excellentissime!
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Predator 2 n'est pas trancendant dans mes souvenirs, une pseudo jungle urbaine et cette histoire de drogue, des dizaines de Predator, des armes qui font penser à Dark Angel... Et les répliques de Danny Glover ne vaudront jamais : "You're an ugly mother'fuck!"
On passe!


Donc je vote pour le 1 tout en sachant que Alien Vs Predator est une pure daube comme sait en faire Anderson!!!

D'accord sur toute le ligne et je ne vois vraiment plus quoi ajouter après l'excellent décryptage de Vendetta.

Un vote de plus pour le 1 donc Smile
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