Une dizaine d'années après son éprouvante rencontre avec l'autostoppeur meurtrier John Ryder, Jim Halsey demeure encore hanté par les atrocités dont il a été témoin. Devenu policier, cela lui pose quelques menus problèmes surtout lorsque son instabilité le pousse à tuer un suspect sans sommation.
Désormais au chômage, il se laisse convaincre par le shériff Estridge, celui-là même qui l'avait aidé à l'époque, de retourner au Texas afin d'exorciser ses peurs. Manque de bol, un autre psychopate de la route se dresse devant lui.
Hitcher premier du nom est un film d'une grande efficacité, dominé par la figure maléfique de John Ryder, magnifiquement campé par un
Rutger Hauer alors au sommet de sa forme.
En l'état, rien ne justifiait une suite mais l'envie de certains producteurs de surfer sur un titre porteur a, encore une fois, été la plus forte.
Hitcher 2 révèle très vite ses limites et son statut de suite totalement inutile. Le scénario n'est qu'une pâle copie de celui du premier film, à la seule différence qu'ici, nous avons à faire à une héroine, seule touche un petit peu personnelle apportée par Louis Morneau. Le reste n'est que banalité pour celui qui a vu le film original.
L'héroine interprétée par
Kari Wuhrer se retrouve accusée à tort des crimes commis par Jake, l'autostoppeur dément, et doit donc à la fois échapper aux forces de l'ordre et au sadique au cours de péripéties bien peu palpitantes. Et puis, je veux bien que tout ce qui lui arrive la perturbe quelque peu mais sa manie de toujours tripoter l'arme du crime devient rapidement irritante. Tout comme l'interprétation de
Jake Busey, le fada, qui, à force de grimaces, enlève tout le potentiel inquiétant de son personnage.
Au final, je me dis que
Louis Morneau aurait eu tout à gagner en se focalisant sur la paranoia galopante de Jim Halsey plutôt que la justifier en lui donnant raison.
En agissant ainsi, le film n'aurait peut-être pas été plus fameux mais au moins se serait-il suffisament démarqué de son modèle.
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